lundi 19 février 2018

Bibio femoralis, petite mouche précoce arrivée récemment chez nous.


Le soleil brille (enfin) et j’en profite pour inspecter la piscine.
J’y trouve 3 mouches noires plus ou moins en train de se noyer.
Recueillies, j’essaie de photographier ces insectes noirs de taille très moyenne, autour de 6 à 7 mm.

Bibio femoralis mâle

Il me faudra quelques recherches essentiellement sur le net pour arriver à déterminer la famille de mes naufragées.
Il s’agit de Bibionidae, dont Bibio marci est le représentant le plus connu.
Nous sommes mi-février et ce n’est pas encore le moment où l’on voit cette espèce, appelée aussi mouche de Saint Marc qui vole vers la mi-avril et qui est aussi bien plus grande.

Bibio femoralis mâle, les détails à observer.

Pour définir l’appartenance à la famille des Bibionidae il faut regarder les tibias antérieurs qui portent un éperon en forme de bec ; c’est bien visible sur les photos (voir photographie ci-dessous).

Bibio femoralis, pattes antérieures avec leurs épines tibiales en forme de bec.


L’observation des pattes de couleur ocre sert à éliminer certains membres de la famille dont les pattes sont noires !
La précocité de la présence de ces Nématocères oriente vers 2 espèces :
B.femoralis et B. johannus
Bibio femoralis femelle, de petits yeux bien écartés

Ayant eu la chance de photographier un mâle et une femelle on observe de grandes différences quand on regarde leurs yeux :
-le mâle a de gros yeux qui se touchent, ils occupent presque toute la tête
-la femelle présente des yeux bien plus petits et séparés, réniformes.


Pour déterminer B. femoralis je me suis servie de pages du forum insectes .org en particulier celle-ci qui renvoie à un article de l’Entomologiste

Bibio femoralis détail tarses postérieurs

Les particularités à observer sont :
-les pattes postérieures
« le premier article des tarses postérieurs est renflé en forme de poire chez le mâle , une forme très caractéristique, unique parmi les Bibio européens »(l’Entomologiste).
 L’apex des tibias et des deux premiers articles des tarses rembrunis lui donnent un aspect annelé caractéristique.


Tête de Bibio femoralis mâle

-les flagelles de l’antenne
«  les antennes à flagelle de 6 articles sont d’épaisseur pratiquement égale sur toute leur longueur»(alors qu’on en compte 7, de forme décroissante,  chez B.johannus).

 Bibio femoralis femelle avec ses pattes couleur ocre

Une particularité de Bibio femoralis , outre sa précocité, est le fait que c’est une espèce observée récemment en France.
Bibio femoralis femelle avec ses tarses d'aspect annelé

C’est en 2011 qu’elle fut observée en Côte d’or alors que c’était dans le Tessin suisse que son observation la plus occidentale était faite.
C’est une espèce d’Europe du Sud-Est et du Centre- Est qui étend donc sa répartition vers l’Ouest.
C'est donc le moment d'observer ce qui vole par temps ensoleillé!









dimanche 11 février 2018

Banksias : des végétaux aux mille fleurs!


Pour Marithé!

La végétation endémique australienne nous offre des formes  très différentes de ceux que nous rencontrons chez nous.
Banksia speciosa, fleur, fruit et Phylidonyris novaehollandiae:oiseau méliphage doté d'un bec adapté pour chercher le nectar au fond de ces fleurs.

Les Banksias sont des arbustes de taille variée : de 50 cm à 3 mètres pour ceux que nous avons rencontrés dans la partie sud de la côte ouest.(Australie occidentale).Il y en a environ 80 espèces dont toutes sont uniquement en Australie (sauf une que l’on trouve dans d’autres îles tropicales)

Je ne suis pas botaniste , je regarde ,les  fleurs à plusieurs titres :
Charançon sur fleur de Banksia

-en premier lieu par je les trouve jolies : leurs couleurs, formes et particularités m’émerveillent  !
-en second parce j’y trouve les insectes qui font une grand partie de mes curiosités .

Charançon  couvert d'écailles;on voit les styles (rouges) des fleurs.

Les fleurs des Banksias, forment  un gros cylindre fait de plusieurs milliers de fleurs.
Cet épi floral est constitué d’un centre ligneux entouré de très nombreuses fleurs serrées les unes contre les autres.

Fleurs de Banksia lemanniana  qui attirent de nombreux butineurs: ici des abeilles

L’épi est pour la plupart des espèces, dressé.
Mais il existe 4 ou 5 espèces où il pend vers le sol, nous en avons rencontré une : Banksia lemanniana

Banksia lemannianan fleurs écloses, alors que sur la photo du dessus elles sont encore presque toutes fermées

La fleur possède un style plus long que le périanthe. Lorsqu'elle est fermée, le style est contenu dans la partie supérieure du périanthe, puis progressivement les fleurs s’ouvrent, en commençant par le bas( ou l’inverse) et les styles se dressent , puis le périanthe se dessèche et seuls restent des styles brunissants.

Banksia lemannianan fleurs fanées, il ne reste que les styles

Le fruit aussi est surprenant avec seulement quelques fruits sur des milliers de fleurs.
Banksia lemannianan : quelques fruits pour des centaines de fleurs

Ce fruits sont enserrés dans une coque formée de 2 valves.
Souvent il  faut un incendie pour libérer les graines.

Fruits ouverts après l'incendie.

Les feuilles sont souvent de forme géométrique » des triangles alignés de part et d’autre d’une nervure centrale( par exemple la première photo ou celle des Banksias grandis ci-dessous).


Banksia grandis ,l'épi floral avec les fleurs encore fermées
Je n'ai pas trouvé le nom de toutes les plantes que j'ai vues, mais certaines sont vraiment particulières. Ci- dessus Banksia grandis,  qui semble bien porter son nom avec une inflorescence qui peut atteindre 50cm.







Banksia grandis , fruits en formation.
Les fruits qui commencent à se former.

Fruits de Banksia grandis.
Et de plus près.

Fruits, détails 
La coque des fruits est très dure mais recouverte d'un velours végétal très doux au toucher

Des feuilles très découpées



Banksia attenuata, probablement.


Banksia cirsioides , plus échevelé!

Lexactitude des noms n’est pas garantie, ce fut simplement un plaisir de

partager avec vous ces surprenantes merveilles que la nature nous offre.

Vous trouverez sans doute quelques Banksias dans des jardins botaniques .

Voici une page qui en présente d’autres (en anglais)  et le web est une mine 

d'or  pour les curieux!


mardi 6 février 2018

Charançon de l’agave, Scyphophorus acupunctatus

Pour une fois cette page ne sera pas une enquête cherchant à déterminer l’insecte !
Sa détermination est sûre, pourquoi?
Elle est due au travail de recherche faite pas Pierre 06, actif sur le forum insecte.org, et qui a eu la gentillesse de partager avec nous le lieu de sa découverte du charançon de l’agave.

Scyphophorus acupunctatus, imago

Il s’agit de décrire cet insecte, qui , est considéré comme un important nuisible dans sa région d’origine le Mexique où il s'attaque aux agaves cultivées (pour fabriquer la tequila).
Depuis il a bien voyagé et est arrivé chez nous depuis quelques années déjà.
Vous trouverez de nombreuses informations concernant les plantes infestées et les moyens de lutte contre ce charançon en faisant une recherche sur le web.

Essayons d'observer quelques caractères de Scyphophorus acupunctatus, le charançon de l'agave.
Sa taille est située entre 1,5 et 1,8 cm.

Scyphophorus acupunctatus, vue ventrale.

Il est entièrement noir avec quelques petites taches rousses localisées en des endroits précis.Ces taches sont , sous les tarses des poils formant un feutre.
Mâle et femelles ne présentent guère de dimorphisme apparent.

Le coléoptère présente des élytres profondément striés : dans le fond une série de points profonds et les interstries finement marqués par une ligne de points souvent alignés.Un petit écusson est visible à la base des élytres(on le voit mieux sur la première photo).

Scyphophorus acupunctatus, élytres striés, pronotum ponctué.

Le pronotum est uniformément ponctué avec une très fine zone lisse au milieu. Il se rétrécit fortement vers l’avant .
La tête est petite , les yeux réniformes , découpés sous le rostre sont difficiles à voir.
Scyphophorus acupunctatus,petite tête et long rostre.

Le rostre bien allongé, moins long que le pronotum, finement ponctué est creusé d’un sillon à  sa base. 
Les antennes y sont insérées par en-dessous. Ces antennes présentent un scape massif prolongé d’un funicule de 6 articles et d’une massue plus large , la partie apicale spongieuse et concave qui apparaît de couleur rousse. Ce sont de fines soies qui sont rousses.

Scyphophorus acupunctatus, rostre et antennes en vue ventrale.

Les pattes fortes présentent des fémurs et des tibias ponctués avec des rangées de soie plus ou moins dense.
J’ai lu que les protibias des mâles présentaient des rangées de soie plus denses et plus longues.On voit ces soies sur la photo ci-dessous.
Scyphophorus acupunctatus,détail de la patte: tarse 3 élargi et bilobé.



Les tarses sont particuliers , le troisième article, bilobé est bien plus large et plus grand que les autres. Par dessous , il est revêtu dans sa partie apicale de soies orangées bien visibles.
Scyphophorus acupunctatus,vue ventrale.



Ce charançon très nuisible aux agaves puisqu’il en entraîne le dépérissement 

se répand en Europe.Il s'attaque aussi aux yuccas.Agaves et yuccas sont des

 plantes ornementales chez nous, sans  l'importance économique qu'elles

 représentent en Amérique.

Dans un second billet, je présenterai les différents stades de développement 

de Scyphophorus acupunctatus!



samedi 3 février 2018

Myrmecia sp., des fourmis bouledogues

Dans le sud de l’Australie occidentale, non loin de la ville d’Espérance nous avons visité un parc naturel fantastique. Fitzgerald River Np était accessible uniquement par des pistes lors de nos précédents voyages. Cette fois des accès routiers goudronnés existaient et nous avons pu découvrir une petite partie de ce parc. Il est réputé pour une végétation extraordinaire. Ce fut en effet merveilleux de voir tant de formes végétales qui n’existent pas ailleurs.
Myrmecia sp, une fourmi de plus de 2 cm.

Ce n’est pas une forêt tropicale à la végétation luxuriante. Non, sur de petites pentes qui s’élèvent en bordure d’Océan une végétation dense, mais peu élevée, moins de 2 mètres de hauteur, couvre des pentes douces. Ce qui m’a époustouflé à première vue ce sont les nombreux et différents banksia, puis des formes de végétaux extrêmement diversifiées. En me penchant sur les plantes j’y ai vu de superbes fleurs .
Myrmecia sp, vue de dos

Et aussi ces étonnantes fourmis! Je n’en avais jamais vu d’aussi grandes .Leur taille plus de 2cm fut ce que j’ai observé en premier.
Myrmecia sp, détail de la tête, des mandibules extraordinaires et de gros yeux!

Mais en sortant l’objectif macro ce sont leurs mandibules qui m’ont impressionnée! Je n’avais jamais vu une fourmi avec un tel ensemble, bien dirigé en avant! J’ai commencé par éloigner mes doigts!
Cherchant à identifier ces géantes j’en suis arrivée à la famille Myrmecia , mais il m’est difficile d’aller plus avant.On y apprend qu’il existe des fourmis ouvrières qui peuvent se reproduire sans reine, les«gamergate».Elles  assurent la survie de la colonie en cas de disparition de la reine.
Myrmecia sp.peut être tarsata...

Un autre caractère remarquable de ces fourmis, ce sont leurs grands yeux. N'étant pas familière des fourmis, ce détail m'échappait. Mais cela leur donne une excellente vision..
D'ailleurs sans doute à cause de cela , les photos ne furent pas faciles.
En voilà une autre espèce de la même famille, le thorax est roux et les pattes noires.La mauvaise photo est due à une attaque subite sur mes doigts que l'insecte ne souhaitait pas voir sur son garde manger(il faut bien trouver une excuse au flou!).
Une autre espèce de la famille Myrmecia, bien plus agressive.


Elles se nourrissent de petits insectes mais aussi des sucs de la plante ce qui est le cas de celle qui se promenait sur Calothamnus validus,  une myrtaceae (Barren's claw flower)pour les anglophones.
Je ne résiste pas à en mettre une photo.Avec ses feuilles réduites à des aiguilles on songerait davantage à un conifère!
Calothamnus validus aux fleurs originales
Et pour clore l'article, une seconde vue de la tête de ces impressionnantes fourmis dont le surnom n'est pas usurpé!

Myrmecia sp., vue de la tête.


jeudi 25 janvier 2018

Helea perforata, coléoptère australien à l'allure originale.

C’est en le voyant déambuler sur un chemin de bon matin que cet insecte tout noir a attiré mon regard.
De loin il ressemble à une soucoupe volante miniaturisée : on ne voit ni tête, ni queue, ni pattes. C’est un ovale bien lisse, bombé en son centre qui se déplace pour se cacher sous l’herbe. Long d’un peu plus de 2 cm, je suis surprise en me penchant d’y voir des rangées de poils assez longs, bien dressés et alignés sur les élytres.
C’est ainsi que j’ai monté un objectif macro pour essayer de mieux en voir les détails,et essayer de lui trouver une identité.
Helea perforata, dans l'herbe


Comme il est totalement noir, j’ai cherché dans la famille des Ténébrions australiens:ici
Déjà j’y vois des insectes avec cette forme caractéristique,appelés « pie dish beetles » que l’on peut traduire par insectes plat à tarte ! C’est amusant mais donne une bonne image !
Helea perforata, vue de dessus

C’est à partir de cette piste que j’ai continué mes recherches:
Cette page fourmille de renseignements sur leur vie, mais ne me permet pas de trouver le nom de mon observation.
Mais je finirai par trouver cette page qui explique la différence entre la sous famille des Helea et celle des Pterohelaeus et des Sympetes : les parties supérieures droite et gauche de la collerette se chevauchent chez Helea,et ne laissent qu’une ouverture minimale pour les yeux.Quand il est immobile, on ne voit que cette soucoupe noire.
Helea perforata, se déplaçant pour chercher une cachette

En mouvement, on voit les antennes qui en sortent par en dessous, mais c’est furtif, car il n’a qu’une idée , se cacher!
En y regardant de près, ses élytres bien arrondies et qui sont soudées sont décorés de rangées régulières de poils raides et de longueur égale.Il me semble voir 4 rangées de part et d’autre de la soudure élytrale.
C’est le pronotum qui est le plus original : il s’étend largement vers l’avant où ses extrémités arrondies se chevauchent.Une arête le surmonte en son milieu.
Helea perforata, détail du pronotum

En mouvement ses antennes filiformes semblent explorer le terrain.
En le regardant par dessous on s’aperçoit , comme bien souvent que tout est bien rangé, rien ne dépasse, les antennes sous la large collerette du pronotum et les pattes régulièrement disposées.
Helea perforata, vue de dessous


Il n’a rien d’extraordinaire ce coléoptère,surtout sa couleur sombre uniforme n’attire pas le regard; mais la nature l’a bien protégé contre d’éventuels prédateurs. Il a comme beaucoup d’autres , un rôle important dans le «recyclage» de débris végétaux.Ce sont des petits travailleurs nocturnes et peu visibles!
On le rencontre essentiellement en Australie du Sud ouest où il aime les zones sèches.

dimanche 21 janvier 2018

Danaus chrysippus, le petit monarque

Papillon originaire d’Afrique, répandu dans presque toute l’Australie et que l‘on peut voir de temps sur la frange méditerranéenne.
Danaus chrysippus, mâle

Nous l’avons rencontré dans plusieurs régions en Australie. Lors de ce dernier voyage, ce fut dans une toute  petite zone humide.
Danaus chrysippus, mâle,  vue de dessous

Mais on le rencontre dans quasi toute l’Australie.
Danaus chrysippus,in copula, la femelle est en haut.

Dans le couple la femelle est en haut (à cause de l’absence de tache androconiale ).
Danaus chrysippus,un autre couple

Comme les papillons de la famille des Danainae, on le reconnait à son thorax noir tacheté de points blancs.

 Appelé petit monarque car  sa taille est plus  petite que son célèbre cousin.
Danaus chrysippus,la tache la plus proche de l'abdomen est faite d'écailles émettant des phéromones pour attirer les femelles.



En Australie il se reproduit presque toute l’année et n’est migrateur que dans la partie sud- est du pays.

lundi 8 janvier 2018

Danaus plexippus : papillon, chenille, chrysalide, en Australie.

Une série de rencontres qui  petit à petit complètent le puzzle du cycle de vie de ce papillon mythique.
Danaus plexippus, femelle sur eucalyptus

Quand nous sommes arrivés dans la partie sud ouest de l’Australie, nous nous sommes rapprochés d’un climat méditerranéen. Nous y avons rencontré des plantes  que je connaissais comme  les bougainvilliers ou  les agapanthes , mais aussi d’autres endémiques australiennes.
C’est avec plaisir que j’ai reconnu le grand monarque en divers endroits et sur diverses plantes.
Danaus plexippus, sur agapanthe

Adulte, le papillon se nourrit sur une grande variété de plantes.
J’avais déjà vu ce beau papillon dans les îles Canaries , ce qui m'a permis de le présenter.
Et cette fois j'ai rencontré une femelle , sur la photo du haut , où elle butine sur un eucalyptus, et plusieurs mâles.La femelle présente des nervures plus épaisses, tandis que les mâles ont une marque épaissie sur la nervure proche du corps.
Danaus plexippus, mâle
Et en voici un autre sur un bougainvillier, plante  familière de nos régions.
Danaus plexippus, sur bougainvillier


Episode 2
J‘ai trouvé un jour une plante dont les fleurs m’intriguaient. En essayant de la photographier, j’y ai vu une belle chenille, puis une seconde et une troisième, et même une quatrième.
 Danaus plexippus : chenille  se nourrissant sur Gomphocarpus fruticosus, ses filaments noirs sont  plus courts.

Il n’y avait que cette plante qui était parcourue par les chenilles.
Et quelles chenilles !
Rayée de noir et de jaune, avec des lignes incomplètes, et surtout des « extensions » à l’avant et à l’arrière du corps de la chenille. Deux filaments noirs qui ne sont pas des antennes se trouvent sur le 2ème et le 11ème segment. Ceux proches de la tête étaient plus grands ; mais la longueur de ces filaments variaient selon les individus.
 Danaus plexippus : chenille  se nourrissant sur Gomphocarpus fruticosus

Difficile de voir quelle est la partie avant, il faut chercher les vraies pattes et on voit ainsi la tête avec le même décor que le reste du corps.
La plante sur laquelle j’ai trouvé les chenilles est Gomphocarpus fruticosus, une Asclepiadaceae.
Gomphocarpus fruticosus, voici les fleurs qui ont attiré mon attention!


On la trouve aussi en France autour du bassin méditerranéen.


 Danaus plexippus : chenille avec ses filaments noirs plus grands à l'avant qu'à l'arrière

Après une recherche sur le web , mes chenilles sont celles du grand monarque ! Et elles se nourrissent quasi exclusivement de plantes de cette famille
Ce sera ma seule rencontre avec ces chenilles. Nous verrons encore bien des monarques dans le quart sud ouest de Western Australia.

Episode 3 .
A la fin de notre voyage nous séjournons près de Perth dans le parc naturel de Serpentine.
Nous y verrons de nombreux monarques et sur un pied de ce faux cotonnier une chrysalide. Mal photographiée à cause du vent, de la localisation de la chrysalide, la photo permet de  la voir  solidement fixée sous une feuille.
Chrysalide de Danaus plexippus

Nous aurons ainsi sur plusieurs centaines  kilomètres croisé ce papillon, sa chenille et sa chrysalide.Les pièces du puzzle se sont ainsi petit à petit complétées.

Infos complémentaires :
« En Australie, où il n'est établi que depuis , un siècle, le Monarque effectue une migration vers les régions de Sydney et de Cambden, preuve que ce comportement aide le Monarque à s'adapter et à exploiter efficacement de nouveaux territoires. »

Autre  document une fiche d'élevage .